Sur mon enfance, peu de choses au fond. Peut-être déjà un goût marqué pour les entreprises solitaires, l’observation, la rêverie et une certaine fascination pour tout ce qui touche aux meurtrissures du corps.
Parfois, je rejoignais mon père à son travail et je me rappelle encore de cette odeur terrorisante d’antiseptique. Bien sûr, je ne pénétrais pas dans les blocs opératoires, mais je voyais passer les brancards ou je saisissais au travers d’une porte entrouverte des images angoissantes : gorge intubée, visage livide, chaires retroussées…
Mes livres portent la marque de ces terreurs volées, que trente-cinq ans plus tard je continue d’exorciser.

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Olivier Descosse - Site Officiel
Olivier Descosse

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